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Rencontres du RIED Bruxelles 2020

Rencontres du RIED

4èmes rencontres internationales du RIED

Diversité et conceptions du vivre-ensemble
Former les personnels éducatifs à l’heure du débat sur les fondements culturels ou philosophiques du vivre-ensemble
Du 1er au 3 juillet 2020
Université libre de Bruxelles (auditoire à déterminer...)

Présentation

Le Réseau International Éducation et Diversité (RIED) fédère des chercheur.e.s francophones de France, du Québec, de Suisse et de Belgique, soucieux de rendre visibles les enjeux d‘éducation et de formation en contexte de diversité ethnoculturelle, religieuse et linguistique. Le RIED vise à développer les échanges entre chercheurs et professionnels de l’enseignement et de la formation œuvrant dans ce domaine, afin de générer une dynamique transnationale de réflexivité et d’impulsion. 
Des Rencontres internationales du RIED sont organisées tous les deux ans, en alternance entre les différents pays membres. Après Marseille (2014) Montréal (2016) et Genève (2018), la quatrième édition de ces Rencontres aura lieu à Bruxelles en juin 2020 et sera portée par une équipe locale, interuniversitaire et interinstitutionnelle.
Dans l’esprit du RIED, les rencontres qui s’organiseront à Bruxelles ont à cœur de fédérer les acteurs multiples concernés par ces questions : les chercheurs issus du monde académique et non-académiques, les différentes universités et centres de recherche mobilisés sur ces questions, de manière trans-réseaux, le secteur associatif en lien avec les aspects d’éducation et de formation (formelle et informelle). Le comité organisateur souhaite aussi profiter de l’occasion pour tisser de nouvelles collaborations entre Universités et Hautes écoles.
Un contexte propice en Belgique francophone
En Fédération Wallonie-Bruxelles, le contexte est triplement propice à l’organisation de telles rencontres.
D’abord, des synergies entre institutions en charge de la formation des enseignants (Universités et Hautes écoles) sont appelées à se reconfigurer dans le cadre d’une nouvelle réforme de la formation initiale. L’appel à établir des ponts entre recherche et milieux de pratique et de formation des enseignants est plus que jamais d’actualité.
Ensuite, l’enjeu de l’éducation à la diversité est également porté (quoique de manière souvent indirecte) par le Pacte pour un Enseignement d’Excellence sur lequel viennent de se mettre d’accord un large panel d’acteurs de l’enseignement. Parmi les 5 grands chantiers lancés dans le cadre de ce Pacte, plusieurs touchent directement aux défis de la diversité. Ainsi, en va-t-il du premier axe, visant la mise en place d’un tronc commun allongé d’un an, pensé dans une perspective « polytechnique » et attentive à « l’hétérogénéité » des apprenants; ou de l’axe 4, visant à améliorer le rôle de l’éducation comme source d’émancipation sociale et à favoriser la mixité et l’école inclusive tout en luttant contre l’échec scolaire, et qui énonce notamment des objectifs de promotion de la mixité sociale au sein des établissements ainsi que des objectifs de renforcement de la connaissance de la langue maternelle, notamment chez les primo-arrivants et élèves allophones.
Enfin, ces dernières années, les enjeux liés à la l’éducation à la citoyenneté ont été explicitement remis à l’agenda des missions centrales de l’école, dans la foulée, notamment, du rapport Eurydice de 2012 sur "l’éducation à la citoyenneté en Europe" qui fait suite à l’adoption en 2010 de la "Charte du Conseil de l’Europe sur l’éducation à la citoyenneté démocratique et l’éducation aux droits de l’homme". Cette impulsion n’est pas neuve en Belgique francophone, où, dès 1997, le décret "missions" décrétait qu’une des missions centrales de l’école était de "préparer tous les élèves à être des citoyens responsables, capables de contribuer au développement d’une société démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures". Mais c’est surtout en 2007 que cette mission a connu un regain d’intérêt en Fédération Wallonie – Bruxelles, ainsi qu’une certaine formalisation juridique à travers le décret du 12 janvier 2007 visant le "renforcement de l’éducation à la citoyenneté responsable et active au sein des établissements organisés ou subventionnés par la Communauté française". Ce décret a permis le soutien et le développement de projets transversaux, disciplinaires et interdisciplinaires, au sein des écoles volontaires. Enfin, parallèlement, la présence transversale de l’éducation à la citoyenneté a été rendue explicite dans de nombreux référentiels disciplinaires, entre autres du cours d’histoire, de morale/religion, de géographie, de sciences sociales et économiques, de français, de langues, d’éducation artistique et d’éducation physique. Plus récemment encore, à la suite des attentats terroristes qui ont secoué notre société comme les pays voisins, un autre décret 22 octobre 2015 a rendu obligatoire l’organisation d’un cours et d’une éducation à la Philosophie et à la Citoyenneté, réaffirmant publiquement "le rôle que doit jouer l’éducation dans la formation citoyenne et morale de l’ensemble de la population, et dans la constitution d’un esprit d’ouverture, de critique et de défense des libertés". Cette saillance politique renouvelée s’est accompagnée d’un débat important sur la signification concrète de cette mission.  Ce dernier décret est d’ailleurs concrètement mis en œuvre de manière contrastée selon les réseaux d’enseignement (un cours dans l’officiel, un ensemble de compétences dispatchées dans différents référentiels pour le réseau libre catholique), révélant la persistance d’importantes divergences en termes des conceptions relatives au rôle de l’institution scolaire dans la prise en compte des croyances et convictions philosophiques diverses de ses publics,  ainsi que sur la manière d’établir les bases de la citoyenneté commune dans une société démocratique et pluraliste.
Des initiatives de terrain méconnues
Parallèlement à ce travail de mise à l’agenda politique et son inscription dans les référentiels pédagogiques, cet enjeu semble répondre à des préoccupations directes des acteurs scolaires. Les enquêtes montrent à quel point les enseignants sont en demande de points de repères sur la manière de comprendre, d’interpréter, de se positionner, pédagogiquement et comme éducateur aussi, face à la diversité ethnoculturelle et religieuse des apprenants. Nombre d’entre eux se disent démunis quant aux points de repères à privilégier pour construire le commun.
De nombreuses initiatives portées par des individus ou par des équipes se déploient dans ce contexte, mais disposent de peu de lieux d’interconnaissance et de réflexivité…
Un des enjeux de ces 4èmes Rencontres est de permettre la remontée et l’échange de ces pratiques multiples et d’en analyser les fondements, les effets, etc.

Programme

A déterminer...

Partenaires

Université libre de Bruxelles
Faculté des Sciences psychologiques et de l'éducation de l'ULB
UCLouvain
GIRSEF (Groupe Interdisciplinaire de Recherche sur la Socialisation, l'Education et la Formation)
 
Mis à jour le 28 mai 2019